lundi 30 octobre 2006

Demain, c'est Halloween, et il est grand temps de se préparer. Ici, les provisions de bonbon sont faites pour fournir les nenfants du quartier. La citrouille a été achetée, creusée de mes petites mains, les graines ont été grillées et sont en train d'être mangées, la bougie est installée, bref tout est prêt.

Tout ça pour dire que ce sera mon premier Halloween sans râler contre ses satanées multinationales qui ont repris une tradition qui n'est pas de chez nous pour nous vendre des produits dérivés en octobre.

Pour avoir un aperçu de ce que c'est que la tradition d'Halloween, voir le lien suivant:
http://www.orenoque.com/halloween-histoire/

Le truc rigolo, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde est mort de trouille de laisser les enfants aller seuls quémander leur "trick or treat". Apparemment, il y aurait des vieux pervères s'amusant à droguer les bonbons donnés aux enfants et à en profiter derrière. ça sent un peu la légende urbaine, mais en tout cas, la fête a vraiment perdu en spontanéité et souvent, les enfants se contentent d'aller toquer aux portes des personnes qu'ils connaissent.
Du coup, on va peut être se retrouver avec quelques bonbons sur les bras. Vous êtes évidemment les bienvenus pour venir les manger, mais dépêchez-vous, parce que je viens de les attaquer et c'est drôlement bon.

Bises, Joan

p.s. Et en France, ça continue la tradtion, ou ça baisse un peu cette année ?
re p.s. je voulais vous mettre une jolie photo de ma jack-o'-lantern, mais ça veut pas passer, alors tant pis. rebisous

mercredi 25 octobre 2006


ça y est, c'est officieux, le Canada vient d'envoyer balader ses engagements pris lors de la signature du protocole de Kyoto pour une réduction de 6 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990.

Le gouvernement vient de lancer un nouveau plan de réduction des émissions polluantes dans l'atmosphère qui n'atffiche aucun objectif chiffré de réduction avant... 2050. Pour mémoire, les engagements de Kyoto, c'est pour une réduction d'ici 2012.

Donc, le gouvernement refuse de respecter des accords signés par un précédent gouvernement canadien et que va-t-il se passer ? Rien. Au niveau national, du moment que le projet du gouvernement Harper est voté par la Chambre des communes, rien ne s'oppose à sa mise en place. Au niveau international, le protocole de Kyoto ne prévoit aucun mécanisme de sanctions en cas de non respect des engagements de la part de l'un des pays participants. C'est évidemment l'une de ces principales faiblesses. Pour y remédier, et pour remédier plus généralement au problème de l'application des accords internationaux en matière d'environnement, Chirac a proposé il y a quelques temps déjà la création d'une agence mondiale de l'environnement. Cette agence, au même titre que l'OMC pour le commerce, serait en charge de la signature des accords internationaux et de leur respect, avec possibilité de sanctions, comme en dipose déjà l'Organisme de réglement des différends dans le cas de l'OMC. A priori, bonne idée.
Sauf que bon nombre d'économistes de l'environnement pense aujourd'hui que des accords internationaux concernant uniquement l'environnement ne sont pas tenables. Allez dire à un pays pauvre qu'il doit mettre en stand-by sa croissance pour satisfaire à des critères environnementaux plus restrictifs. La solution semble plutôt être de mélanger accords environnementaux et accords commerciaux : "Vous faites un effort en matière d'environnement, et en échange, je diminue mes droits de douane sur vos produits pour que vous les exportiez plus facilement." Du coup, il faudrait plutôt envisager une même agence traitant de plusieurs aspects à la fois, donc pourquoi pas d'étendre le champ de compétences de l'OMC aux aspects environnementaux (attention, ne tirez pas tout de suite, c'est juste une idée comme ça).

Autre sujet sur le changement climatique: la preuve par l'exemple. Souvent, on entend parler des risques de boueversement climatique dès qu'il fait un peu plus chaud en hiver, ou à la moindre bourrasque de vent. Je ne crois pas que ce soit la bonne façon de procéder, car des contre-exemples peuvent être facilement trouvés. Il est par exemple tombé de la neige fondue vendredi dernier à Montréal, le jour de l'annonce de ce nouveau plan plutôt allégé. Or, la neige en cette saison est plutôt rare quand même. Pour une idée précise du climat à Montréal, voir:
http://www.criacc.qc.ca/climat/index_f.html

Bises, joan

p.s. la photo, c'est le lieu où ont été signés les accords de Kyoto. ça fait un peu repère de méchant dans les James Bond, mais bon.

vendredi 20 octobre 2006


Sexe et politique :


Pour ceux qui aiment les messages un peu racoleurs, et pour que l'on se sente moins seul avec notre Segolène et son Cécilio, voici une brève information sur le couple politique le plus célèbre du Canada.

Tout commence avec Peter MacKay, membre important du Parti Conservateur canadien, qui lance il y a quelques années sa compagne de l'époque Belinda Stronach dans le grand bain politique. Celle-ci, petite fille à papa, semble très bien se débrouiller et devient une des femmes les plus célèbres du Parti Conservateur jusqu'à que badaboum, elle quitte, et son amant, et son parti, pour rejoindre le parti libéral (la gauche canadienne).

Bon pas de bol pour elle, les libéraux perdent les élections quelques mois après et elle se retrouve sur les bancs de l'opposition, en se faisant visiblement pas mal charriée par ses nouveaux camarades de parti, son ex-compagnon devenant lui ministre des affaires étrangères du gouvernement du caniche (l'autre, pas celui de l'Albion) de George Bush, Steven Harper.

Celui-ci ne s'en laisse pas compter, et tout célibataire qu'il est, voici que des rumeurs circulent sur une possible liaison avec son alter ego américain, Condolezza Rice. Rumeurs fondées sur la photo ci-dessus et sur une invitation à passer un week-end dans sa maison secondaire.

Bon visiblement, ça a pas duré, mais en tout cas, il a gardé un peu de rancune envers sa première compagne, puisque, lors d'un débat agité à la chambre des communes à Ottawa hier , il a lancé : (source: La Presse)

"Jeudi, pendant des échanges musclés sur le projet de loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique présenté par le gouvernement conservateur, un député libéral a lancé à M. MacKay, «Qu'en est-il de votre chien?».
Ce à quoi le ministre MacKay, du moins selon la version libérale des faits, aurait répondu «Vous l'avez déjà». Il aurait alors pointé du doigt le siège vide normalement occupé par Mme Stronach. L'insulte, à peine perceptible dans la confusion des échanges, aurait été captée sur bande audio.
"

La grande classe, quoi.

Bises, Joan

p.s. Je vais eassyer de revenir bientôt sur le projet de loi canadien sur la pollution atmosphérique

mardi 17 octobre 2006


L'oeuf ou la poule ?

Le week-end de Thanksgiving, j'ai raté la dinde aux marrons (finalement, on était trop nombreux et l'on s'est reporté sur une tourtière typiquement québécoise préparée par la famille de la belle-soeur de Kirsten), mais j'ai pu au moins apercevoir le mode de vie des canadiens vivant en banlieue d'une grande métropole.

Au menu donc, de grandes et larges routes donnant accès à divers lotissements entre lesquels on trouve les grandes enseignes commerciales canadiennes: Tim Hortons pour les fast-food, Petrol Canada pour l'essence et Scotia Bank pour les banques. Tout est alors accessible, aux horaires les plus fantaisistes (des supermarchés restent ouverts 24/24) et de préférence sans descendre de voiture. Sur la photo, nous sommes en train de retirer de l'argent au guichet automatique de la banque, comme on prend un McDo à emporter au Mc Drive.

Visiblement, ce type de grandes zones commerciales est relativement récent au Canada, et je n'arrive pas à comprendre qu'est-ce qui pousse à ces créations, ou en tout cas à ce côté très excessif. Le grand argument pour les horaires (très !) tardifs d'ouverture des magasins, c'est que les gens travaillent de plus en plus tard. Mais s'ils travaillent de plus en plus tard, c'est que les commerces sont ouverts ! Qui est celui qui a commencé le premier ?

Quand à ce tout bagnole auquel peut faire penser une banlieue canadienne, cela a sans doute avoir avec la place dont disposent les canadiens pour s'implanter. Tant qu'à construire une route, autant la faire large et sécurisante, puisqu'il y a de la place, et puis on n'est pas obligé de serrer les maisons les unes contre les autres, et du coup, on se retrouve en moins de deux à 30 bornes du centre-ville et tous les déplacements doivent se faire en voiture.
Ou alors, on fait comme un copain de Kirsten qui va bosser en vélo: 50 bornes matin et soir.

Mais l'espace, ça a quand même du bon, parce que ça permet de trouver à deux pas du centre-ville d'Ottawa la Parc de la Gatineau. Quand on m'a dit qu'on allait faire un tour, je pensais à pied. Le parc, il doit faire 50 kilomètres de long. Et ça donne des paysages superbes, dont voici deux misérables extraits.

Bises, Joan

mardi 10 octobre 2006


Comment comprendre le comportement de GREENPEACE dans l'affaire du Clémenceau ? Pourquoi cette ONG environnementale s'est-elle efforcée de sensibiliser l'opinion publique sur les dangers que représentait le désamiantage du porte-avions en Inde ?

Après tout, une réflexion cynique pourrait nous pousser à dire que ceci est un moyen d'assurer du travail pour des milliers d'ouvrier en Inde tout en évitant de subir en France la pollution que l'amiante ne manque pas de créer.
Plus sérieusement, une ONG environnementale est censée protéger l'environnement de ces membres, et ici GREENPEACE France a préféré que le désamiantage ait lieu en France, avec les conséquences négatives sur la santé que cela peut avoir pour les ouvriers français.

Voici une interprétation à la lumière de ce que je fais dans un de mes chapitres de thèse, qui vaut que ce qu'elle vaut, mais qui me permet de me dire que je fais des trucs qui peuvent servir à comprendre quelque chose dans la vraie vie.

Ce qui à mon avis caractérise aujourd'hui le plus les environnementalistes, c'est leur capacité à se saisir de problèmes environnementaux touchant des populations étrangères. En gros, personne n'aime la pollution quand on la subit soi-même mais peu de gens sont sensibles à la pollution subie par d'autres. C'est ce qui fait d'eux, selon mon hypothèse, des environnementalistes. Donc, dans leur satisfaction, dans leur fonction d'utilité si vous voulez, ces personnes subissent un dommage personnel non seulement quand ils font eux-mêmes face à de la pollution, mais aussi quand la pollution est subie par d'autres.

Par conséquent, ils réagissent en fonction de ces deux aspects. Dans le cas du Clémenceau, l'envoyer en Inde, c'était un moyen d'éviter de la pollution chez nous, pour aller l'exporter dans un autre pays. Certes, les gens de GREENPEACE ne sont pas heureux qu'ils faillent dépolluer à Toulon ce porte-avions, mais ils pensent que les ouvriers indiens sont moins préparés que nous à traiter cette amiante, et que donc les conséquences négatives pour eux seront beaucoup plus importantes que celles que nous subirions si nous le faisions nous-mêmes. Donc, la satisfaction des environnementalistes, leur utilité, aurait globalement baissé si le désamiantage avait eu lieu là-bas.

D'où leur coup de force pour ramener le bateau en France, alors mêmes que certains d'entre nous (ceux moins sensibles aux problèmes environnementaux subis par d'autres) aurait préféré réumérer les Indiens pour le démantelage du bateau.

Dans ma thèse, je caractérise les conditions précises sous lesquelles les environnementalistes sont prêts à déteriorer la situation environnementale locale, afin d'améliorer celle à l'étranger et de ce fait augmenter leur satisfaction totale. Cela va notamment dépendre du type de pollution considéré (est-ce qu'elle est uniquement locale, ou bien globale) mais également de la similitude entre les pays. Je renverrai à ma thèse dans quelques temps pour ceux souhaitant plus de détails sur ces conditions. Mais déjà, la bataille du Clémenceau correspond tout à fait à l'un des cas que je caractérise.

Cool.
Bises, Joan

p.s. l'image c'est des bélugas (copiright, Maryse), des baleines en voie de disparition. C'est un autre exemple de mobilisation sur des sujets environnementaux qui ne nous concernent pas directement, et puis ça m'évite de mettre une photo de porte-avions.

mercredi 4 octobre 2006


Diversité culturelle :

J'ai découvert il n'y a pas si longtemps la recette de l'omelette espagnole (copiright: leçons d'espagnol de Roger). La vraie, celle qui se glisse subtilement dans les sandwiches des fêtes de Pampelune et qui aide à tenir la soirée. Le truc ultime, pour que l'omelette soit suffisamment épaisse et savoureuse, c'est évidemment de ne pas lésiner sur l'huile d'olive, mais surtout de bien mélanger les oeufs battus avec les patates et les oignons préalablement cuits avant de reverser le tout dans la poêle.

Il se trouve que ce n'est pas du tout l'esprit de la recette de l'omelette nord-américaine telle qu'elle me fut enseignée hier soir. Premièrement, veuillez noter sur l'image ci-contre que les patates ne se situent pas dans l'omelette, mais bien sur le bord de l'assiette. Pas grave, il n'est pas obligé de mettre des patates pour que l'omelette soit réussie. Oui mais voilà qu'en plus de cela, il se trouve que l'omelette de chez mon nouveau nous se confectionne en faisant d'abord une sorte d'omelette nature, c'est-à-dire en faisant cuire à feu doux dans une poêle les oeufs mélangés à un peu de lait, avant que de n'ajouter la garniture sur le dessus, petit à petit.
Une fois cette omelette correctement cuite, la dernière étape consiste à la passer quelques minutes au four (poêle comprise) pour finir de la rendre présentable.

Le résultat, vous l'avez en image, fut un régal.

Bon appétit,
bises, Joan

mardi 3 octobre 2006


Post-sriptum: j'ai juste oublié un truc, je voudrais ajouter une rubrique lecture en cours à ce blog.

Donc, en ce moment, et si on ne compte pas les Calvin et Hobbes, je suis surtout en pleine bibliographie de Richelieu. Je sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelque temps, France 2 a fait une émission sur les plus grands français de tous les temps, et c'est De Gaulle qui l'a emporté (Churchill pour le RU et Adenauer pour l'Allemagne, de mémoire).

Eh bien après la lecture de ce bouquin, et si j'en crois l'auteur, on devrait situer Richelieu pas loin du tout du haut de la hiérarchie, pour la façon dont il a pu sortir la France de ces querelles féodales, d'accord pour en faire une monarchie absolue, mais en tout cas comme premier pourfendeur de l'unité de la Nation.

Re bises, Joan


Bon, ça y'est je me lance.

Après moultes hésitations sur le caractère nombrilisto-nombriliste des blogs en général et du mien en particulier, je me lance dans l'ouverture de celui-ci, afin de faire partager à qui le souhaite les différentes sources d'ébahissement que mon installation à Montréal ne va pas manquer de me fournir dans les prochains mois.

J'apprendrai au fur et à mesure tous les aspects techniques qui peuvent permettre d'embellir un peu ces messages, mais pour l'instant allons droit au but, pour reprendre une formule consacrée.

Donc, l'automne est bien lancé par ici, avec un paquet de feuilles déjà tombées et surtout les érables qui commencent à prendre leurs couleurs carte postale. Promis, des photos suivront pour vous montrer que c'est bien vrai.

Et puis, comme il y a les parties de tennis au moment de Roland Garros, et la sortie du vélo au moment du Tour de France, l'automne est en général pour moi propice à une modeste cuisine. Celle-ci a commencé cette année par la fabrication de muffins maison en suivant scrupuleusement la recette habilement glissée dans mes mains par ma chère et tendre. Un régal, je vous assure, les graines de citrouille et les bleuets se mariant très bien. Bref, si vous voulez la recette, faites mois signe.

Sinon, ce week-end, c'est Thansgiving au Canada que l'on pourrait traduire par Jour de l'Action de grâce. Si vous êtes comme moi et que vous n'étiez pas très attentif pendant vos cours d'Anglais et que vous avez donc oublié ce que c'était, le lien suivant vous raffraichira la mémoire :
http://www.saveursdumonde.net/fetes/thansgiving/thanksgiving.htm

Ce qui est rigolo, c'est que cela se situe beaucoup plus tôt au Canada qu'aux Etats-Unis, pour des raisons de climat (la fête peut s'assimiler à la fête des récoltes, et les récoltes sont ramassées beaucoup plus tôt au Canada) ou bien pour des raisons politiques (le Thanksgiving canadien doit se démarquer suffisamment du thanksgiving américain qui fait référence à une proclamation officielle de Lincoln).
En tous les cas, au Canada on s'étouffe de dinde au marron en octobre plutôt qu'à Noël, et ce sera dimanche midi pour moi, car en plus nous ajouterons le baptème des deux nouveaux neuveux de Kirsten.

A très bientôt avec des photos, promis.

Bises,
Joan, envoyé spécial chez moi.