mercredi 20 juin 2007

Docteur


Bonjour,

avec autant de surprise que lors d'une élection présidentielle en Union Soviétique, j'ai été honoré du grade de docteur en sciences économiques cet après-midi, avec mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité.

Le rituel a duré environ deux heures, présentation et questions incluses. La cérémonie fut suivie d'un pot, qui ne s'éternisa pas lui non plus.

Adieu le monde étudiant, bienvenu aux places de cinéma plein tarif.

10 ans après le bac, la boucle est bouclée.

Bises,
Joan

lundi 4 juin 2007

Halifax


La semaine dernière, j'ai passé deux jours en conférence à Halifax, capitale de la Nouvelle-Ecosse au Canada. Enfin, deux jours, surtout un jour de conférence sur lequel je ne vais pas trop m'attarder et un autre à me promener dans cette ville, ce qui était bien plus intéressant même si la conférence n'était pas mal du tout. Bref. Le point est que je voulais ici détailler trois éléments marquants de l'histoire de cette ville qui me semblaient assez intéressants.

Dans l'ordre chronologique, commençons par le commencement et évoquons le premier de ces éléments. La ville d'Halifax a été fondée en 1749 de toutes pièces par les anglais, de façon à développer ces nouvequx territoires qu'ils venaient de récupérer aux Français à la suite du traité d'Utrecht. En effet, Halifax, et plus généralement toute la Nouvelle-Ecosse, était au départ le territoire accaparé par les Français pour fonder l'Acadie.

Les acadiens, après le traité, se sont fait tout petits et voulaient tranquillou cultiver leur jardin en priant leur Dieu mais nos amis d'Albion jugèrent que ce n'était pas suffisant et décidèrent de les déporter. En 1755, c'est le début du Grand Dérangement, soit le déportement de plusieurs milliers de familles acadiennes installées en Nouvelle Écosse, et déplacées là où on voulait bien d'elles, soit vers la Nouvelle-Angleterre, vers la France ou même vers la Louisiane, ce qui a donné naissance aux Cajuns.

Aujourd'hui, c'est au Nouveau-Brunswick, une province voisine de la Nouvelle-Ecosse que l'on trouve le plus de descendants des acadiens, et c'est d'ailleurs la seule province canadienne ayant deux langues officielles, le français et l'anglais.

Deuxième évènement, l'explosion de 1917. En pleine Première Guerre Mondiale, une collision dans le port de Halifax entre un bateau norvégien et un bateau français chargé de munitions occasionna la plus grosse explosion d'origine humaine jusqu'au lancement de la Bombe atomique. L'explosion a fait 2000 morts et 9000 blessés et elle a été entendue à 460 km de là.

Enfin, dernier évènement, beaucoup plus anecdotique, c'est vers Halifax que furent ramenés les restes humains et matériels du Titanic, et c'est donc dans le musée des activités maritimes sur le port que l'on peut y trouver quelques vestiges du Titanic.

Je ne manquerais pas de vous signaler non plus que c'est à Halifax que l'on fabrique la bière Alexander Keith, une bière rousse qui se laisse tout à fait boire pour un prix des plus raisonnables. Donc, un séjour bref mais fort sympathique dans cette ville aux activités portuaires encore nombreuses. Cela donne envie d'aller y passer des vacances, peut être bien un peu cet été, et notamment pour y goûter le homard, spécialité du coin que ma grosse envie de Fish and Chips m'a empêché de goûter.

J'en finis donc de cette chronique guideduroutardesque,

Bises, Joan